Article de blogue
Octobre est le Mois de l’ergothérapie. Les ergothérapeutes aident les clients à retrouver ou à maintenir les capacités leur permettant de participer à une variété de tâches et d’activités quotidiennes. Ils aident les personnes qui éprouvent des difficultés, que ce soit en raison d’une blessure, d’une incapacité, d’une maladie, de la santé mentale ou d’obstacles sociaux et physiques. Quatre ergothérapeutes de l’Administration des services de santé et des services sociaux des Territoires du Nord-Ouest (ASTNO) soulignent ce mois en décrivant leurs rôles uniques et en mettant en lumière le travail des ergothérapeutes à l’échelle des Territoires du Nord-Ouest (TNO).

« Ma formation d’ergothérapeute me donne une perspective unique pour aider les patients à acquérir des compétences leur permettant d’optimiser leur adaptation et de réduire les obstacles à l’atteinte d’un plus grand bien-être. »
Kristi est originaire de l’Alberta et est déménagée aux TNO il y a cinq ans. Elle vit avec son partenaire, Mike, et son chat, Mousey. Elle éprouve une immense gratitude du fait de vivre en tant qu’invitée sur le territoire des peuples autochtones du territoire et aime faire du canot, nager dans les lacs, faire de la cueillette, pêcher et jouer au curling.
« Je suis ravie de célébrer le Mois de l’ergothérapie et de souligner l’un des nombreux rôles que jouent les ergothérapeutes au sein de notre système de santé! »

« Je pense que l’ergothérapie est importante parce que nous considérons les gens dans leur ensemble; nous essayons de répondre et d’évaluer les besoins physiques, cognitifs et affectifs de tous nos clients. Notre champ d’action peut tout couvrir, de l’évaluation des fauteuils roulants à l’aide aux personnes ayant des problèmes de santé mentale pour atteindre leurs objectifs. Notre rôle est de permettre aux personnes de fonctionner dans des domaines significatifs, ce qui donne l’impression que nous ne travaillons qu’avec des personnes qui ont des problèmes au travail, mais cela signifie en réalité que nous aidons les gens à faire les choses qu’ils doivent faire dans leur vie quotidienne (c’est-à-dire les choses qui “occupent” leur temps). Nous essayons de trouver des moyens d’aider nos clients à résoudre leurs problèmes pour atteindre leurs objectifs. Cela peut se faire par le biais d’une pièce d’équipement, d’une attelle, d’un entretien motivationnel, de la planification et de la fixation d’objectifs et d’évaluations cognitives, entre autres. »
Mme Racette constate qu’offrir des services à d’autres collectivités ailleurs aux TNO est une expérience enrichissante et un domaine de croissance. « J’essaie d’exercer mon métier d’une manière culturellement appropriée et sécuritaire, en gardant à l’esprit les déterminants sociaux de la santé et les répercussions à long terme des traumatismes causés par le système des pensionnats et le colonialisme. J’ai encore beaucoup à apprendre, mais j’ai constaté que l’autoréflexion et la réflexion avec les pairs sont essentielles et très importantes, et c’est quelque chose que je fais constamment ici. »
« J’aime vraiment vivre et travailler ici et j’espère y rester encore de nombreuses années! »

Linsey Doucette a travaillé dans de nombreux domaines de prestation de services dédiés aux adultes et aux enfants et en tant que consultante en ergothérapie pour les troubles du spectre de l’autisme au cours de ses treize années de carrière. Plus récemment, elle a assumé le rôle de superviseure du Service d’ergothérapie. Elle aime particulièrement travailler avec la population pédiatrique et l’aider à prendre part à des activités significatives. Elle s’engage également à renforcer les capacités du Service d’ergothérapie en collaborant avec ses collègues et en les encadrant dans divers secteurs de services. Bien que la majeure partie de son travail se déroule à Yellowknife, elle offre des services communautaires dans d’autres régions du Nord.
« L’ergothérapie est une profession de la santé unique et diversifiée qui se concentre sur la création ou le maintien de la participation d’une personne à des domaines significatifs. On peut voir les ergothérapeutes dans une variété de milieux et les observer travailler avec diverses populations tout au long de la vie. Ils travaillent au sein d’équipes interdisciplinaires et font partie intégrante du système de santé. Nous avons un grand nombre de thérapeutes partout aux TNO qui font valoir et représentent les valeurs fondamentales de l’ergothérapie : travailler en collaboration avec les clients et les intervenants communautaires pour promouvoir l’indépendance dans toutes les facettes de la vie. »
Mme Doucette a obtenu une maîtrise en ergothérapie de l’Université Dalhousie et un baccalauréat en kinésiologie de l’Université du Nouveau-Brunswick. Elle est déménagée de l’Île-du-Prince-Édouard à Yellowknife en 2009 et, depuis, elle essaie de trouver un moyen de rapprocher les deux endroits. Elle aime explorer les beaux paysages des territoires des peuples autochtones ténois avec son chien, Barry, et jouer au curling le vendredi soir.

Sarah Smith est actuellement ergothérapeute en milieu hospitalier à l’Hôpital territorial Stanton et travaille avec les bénéficiaires et le personnel de soins de santé de Behchokǫ̀ dans le cadre de cliniques itinérantes mensuelles.
« En tant qu’ergothérapeute de l’ASTNO, mon objectif est de mettre au point une relation thérapeutique adaptée à la culture des résidents de Yellowknife, ce qui comprend également les collectivités des TNO et la région de Kitikmeot au Nunavut, les familles et les cercles de soutien. L’évaluation des défis fonctionnels, des capacités et des objectifs personnels d’un patient, tout en facilitant l’indépendance et la sécurité dans les activités de la vie quotidienne, est importante pour une sortie d’hôpital réussie ainsi que le rétablissement et le bien-être du patient. »
Elle a mis sur pied les « Rehab Rebels » qui ont participé à la course dans la boue (Mud Run) de cette année. L’équipe s’est bien amusée et a amassé plus de 1 800 $, tout en mettant de l’avant l’importance des services de réadaptation dans le rétablissement d’une personne.

Elle aime être une thérapeute enthousiaste, passionnée et créative possédant de nombreuses années d’expérience en tant qu’ergothérapeute à Victoria, en Colombie-Britannique, sur le territoire non cédé des Lukwungen, également connus sous le nom de Premières Nations Songhees et Esquimalt. Elle a eu l’honneur de figurer dans l’installation artistique BC’s Health Care Heroes au ministère de la Santé de la Colombie-Britannique, de recevoir une bourse de recherche Island Health de l’Université de Victoria, de travailler comme porte-parole de la Victoria Hospitals Foundation et de recevoir un prix Caring Spirit.

L’approche humaniste de Mme Smith dans sa pratique comprend des évaluations fonctionnelles et cognitives, des diagnostics, des services de réadaptation et de prévention pour les personnes (enfants, adultes et personnes âgées) dans une variété de contextes de santé mentale et physique dans les soins de courte durée, les services aux patients externes, les écoles et les organismes communautaires. Un autre aspect enrichissant de cette profession est d’avoir l’occasion de mener des projets de recherche axés sur les patients et les familles, de présenter des exposés lors de conférences sur la santé et de sensibiliser les membres des équipes interdisciplinaires et les élèves au rôle des ergothérapeutes et au bien-être holistique.
« J’ai déjà vécu à Whitehorse et je me sens vraiment attirée par la magie du Nord. J’ai aimé m’immerger dans la culture, l’esprit de communauté et la beauté naturelle du territoire traditionnel et avoir l’occasion d’être une invitée sur le territoire des peuples autochtones ténois. Je suis vraiment reconnaissante d’en apprendre plus sur la vie et les traditions des patients et des familles des collectivités des TNO et du Nunavut. »