Ressources et soutien en santé mentale

Prévention du suicide

Pour obtenir des renseignements sur les autres services de soutien en cas de crise (offerts en tout temps), cliquez ici.

Si vous ou l’un de vos proches avez des pensées suicidaires, n’hésitez pas à demander de l’aide en composant le 988 ou le 811.

Si vous craignez pour votre sécurité immédiate ou celle d’un proche, rendez-vous au centre de santé le plus proche ou composez le 911.

Aperçu

Le suicide est un sujet difficile à aborder. Parlons-en.

On utilise le mot suicide lorsqu’une personne met délibérément fin à sa vie. Les raisons pour lesquelles les gens ont recours au suicide sont souvent complexes, mais il y a toujours moyen de les aider. Souvent, les personnes qui envisagent le suicide comme une option ne veulent pas mourir : elles cherchent un moyen d’échapper à la douleur qu’elles éprouvent. Lorsque quelqu’un parle de suicide, il est important de le prendre au sérieux.

Les raisons pour lesquelles une personne peut avoir peur de parler du suicide ou éviter d’aborder ce sujet sont nombreuses. En voici quelques exemples :

  • les stéréotypes négatifs associés au suicide et à la santé mentale;
  • la peur de susciter des idées noires en abordant le sujet;
  • le fait de ne pas savoir quoi dire ou avoir peur de dire quelque chose de maladroit;
  • le fait de ne pas savoir si on sera en mesure d’aider la personne de la manière dont elle souhaite être aidée.

Le suicide touche la personne qui a des pensées suicidaires, mais aussi son entourage. La prévention du suicide nécessite de tenir compte de l’ensemble de la collectivité et de la personne elle-même.

Voici quelques moyens d’agir pour réduire le nombre de suicides au sein d’une collectivité :

  • Susciter l’espoir dans nos collectivités pour prévenir le suicide (prévention)
    • Cela peut se traduire par les activités suivantes : apprendre à reconnaître les signes avant-coureurs du suicide et comment apporter de l’aide; donner l’occasion de renforcer les liens avec la culture et autrui (p. ex. l’apprentissage de la langue, les cérémonies traditionnelles et les camps de tannage); cultiver les compétences personnelles comme les capacités d’adaptation, les compétences parentales et les compétences relationnelles.
  • Aider les personnes en proie aux pensées suicidaires (intervention)
    • Cela peut se traduire par les activités suivantes : mettre à disposition des services de soutien en santé mentale adaptés à la réalité culturelle (en donnant la priorité aux connaissances autochtones dans les services fournis et en abordant les questions de colonisation et de racisme); assurer la formation des membres de la collectivité en matière d’intervention en situation de suicide; créer des plans de suivi individuel selon une approche holistique.
  • Soutenir la guérison après un suicide (« postvention »)
    • Cela peut se traduire par les activités suivantes : prévoir des activités culturelles, traditionnelles et spirituelles qui favorisent un processus de deuil sain par l’intermédiaire de la création de liens (cérémonies d’offrande au feu, cercles de partage, etc.); fournir un soutien supplémentaire aux personnes concernées par le suicide.

D’après : Régie de la santé des Premières Nations (en anglais seulement)

Promotion de la vie

La promotion de la vie est une approche qui s’appuie sur les atouts pour envisager le mieux-être général des peuples et des communautés autochtones. Pour la personne, il s’agit de chercher à créer une vie qui a du sens et qui vaut la peine d’être vécue afin de renforcer son lien avec la culture et la vie.

Selon le Cadre du continuum du mieux-être mental des Premières Nations, pour les personnes, le mieux-être mental consiste à trouver un équilibre entre les aspects suivants :

  • « le mieux-être spirituel, qui crée de l’espoir en leur avenir et en celui de leur famille, reposant sur un sentiment d’identité, sur des valeurs autochtones uniques et sur une croyance en l’esprit;
  • le mieux-être mental, qui donne un sens et une compréhension de la façon dont leur vie et celle de leurs familles et de leurs communautés font partie de la création et d’une riche histoire;
  • le mieux-être physique, qui crée un but dans leur vie quotidienne, que ce soit par l’éducation, l’emploi et les activités de prestation de soins, ou par des façons culturelles d’être et de faire;
  • le mieux-être émotionnel, qui crée un sentiment d’appartenance et de connectivité au sein de leur famille, de leur communauté et de leur culture. »

Source : Cadre du continuum du mieux-être des Premières Nations

La prévention du suicide a pour but de réduire, par l’intermédiaire de diverses activités, les facteurs qui augmentent le risque de suicide. Cependant, la prévention du suicide ne tient pas compte des conditions de vie particulières des populations autochtones, comme les conséquences persistantes de la colonisation. Une approche efficace de la prévention du suicide doit tenir compte à la fois de la prévention du suicide et de la promotion de la vie.

Pour en savoir plus sur la promotion de la vie, consultez les documents ci-dessous :

Personnes touchées par le suicide

Le suicide touche tout le monde, quel que soit l’âge, le sexe, le revenu ou la culture. Certains groupes présentent différents facteurs et effets systémiques qui accroissent le risque de suicide (facteurs de risque). Toutefois, ils présentent également des atouts et d’autres moyens de se protéger du suicide (facteurs de protection). Ce n’est pas parce que ces facteurs de risque existent que le suicide est inévitable. Par ailleurs, ces facteurs n’ont pas les mêmes répercussions sur tout le monde.

Voici certains facteurs qui peuvent augmenter ou diminuer le risque de suicide :

 

Facteurs de protection

Facteurs de risque

Mieux-être spirituel

(espoir)

  • Lien avec la culture et l’identité culturelle
  • Projets pour l’avenir
  • Optimisme
  • Comportements de recherche d’aide
  • Lien avec la nature et accès à celle-ci
  • Relation avec un aîné
  • Désespoir
  • Absence de soutien culturel ou spirituel
  • Perte du lien avec la culture
  • Absence d’attaches à la vie
  • Accès aux moyens privilégiés de suicide
  • Tentatives de suicide antérieures

Mieux-être mental

(sens)

  • Estime de soi positive
  • Bonnes capacités d’adaptation et bonnes compétences en résolution de problèmes
  • Sens des responsabilités envers les autres (comme la famille ou les animaux domestiques)
  • Expériences positives dans l’enfance
  • Maladie mentale ou physique
  • Faible estime de soi
  • Difficulté à exprimer ses sentiments
  • Manque de compétences en résolution de problèmes
  • Manque de compréhension de la mort (pour les enfants)
  • Comportements impulsifs ou agressifs

Mieux-être physique

(but)

  • Sentiment d’être en sécurité (avoir un foyer sûr et stable)
  • Satisfaction des besoins de base (p. ex. avoir le chauffage, disposer de suffisamment de nourriture et d’eau)
  • Accès aux services de santé physique et mentale
  • Sécurité alimentaire
  • Conditions de vie inadéquates (insécurité du logement ou surpeuplement)
  • Accès limité aux ressources
  • Perte importante ou transition de vie (p. ex. perte d’un emploi ou d’une relation, décès d’un être cher, naissance d’un enfant ou obtention d’un diplôme)

Mieux-être émotionnel

(sentiment d’appartenance)

  • Soutiens sociaux et liens avec la famille, les amis et la communauté
  • Relation positive avec au moins un adulte
  • Programmes communautaires assurant la promotion des liens et de la santé
  • Sentiment d’être entouré et soigné
  • Relations perturbées ou instables
  • Isolement social ou manque de soutiens sociaux
  • Expériences négatives (p. ex. mauvais traitements, négligence, intimidations, violence)
  • Exposition au racisme ou à la discrimination
  • Traumatisme historique (répercussions du colonialisme, des pensionnats, des réinstallations)
D’après : Safety plans to prevent suicide for Indigenous young people and their caregivers (en anglais seulement), du Centre for Suicide Prevention.

Pour en savoir plus sur chacun de ces facteurs de risque et de protection, cliquez ici.

Certaines populations peuvent être concernées par le suicide à des niveaux plus élevés en raison des conséquences durables et répétées de la colonisation, du racisme, de la transphobie, de l’homophobie, du sexisme et de la discrimination.

Par le passé, le suicide était rare dans les populations autochtones. Après l’arrivée des colons européens et avec les conséquences des pratiques coloniales (déplacements forcés, pensionnats, perte de la culture et de la langue, rafle des années 1960 et discriminations), le suicide est malheureusement devenu plus fréquent. Les conséquences de ces événements peuvent se ressentir sur plusieurs générations successives : c’est ce que l’on appelle souvent un traumatisme intergénérationnel. En raison des conséquences historiques et actuelles de ces expériences, les populations autochtones présentent aujourd’hui des taux de suicide plus élevés que les populations non autochtones. C’est une réaction normale aux traumatismes individuels, intergénérationnels, communautaires et systémiques subis par les Autochtones. Les activités de promotion de la vie visent à soutenir les populations autochtones touchées par ces événements en s’appuyant sur la culture et les liens comme vecteurs de guérison. Pour en savoir plus sur les différences qui existent entre les groupes autochtones et non autochtones, cliquez ici. Pour en savoir plus sur les peuples autochtones, les traumatismes et la prévention du suicide, cliquez ici (en anglais seulement).

Les personnes 2ELGBTQIPA+ (bispirituelles, lesbiennes, homosexuelles, bisexuelles, transgenres, queers, en questionnement, intersexes, pansexuelles, asexuelles, aromantiques et autres) connaissent des taux de suicide plus élevés en raison de la discrimination, de la victimisation, du rejet et du manque d’accès à des espaces d’affirmation de soi. Certaines personnes qui appartiennent à deux ou à plusieurs groupes exposés à ces expériences négatives peuvent présenter un risque de suicide plus élevé. Les personnes bispirituelles en sont un bon exemple. Tenues en haute estime dans les communautés autochtones, elles y jouaient un rôle sacré. Cette situation a changé pour de nombreux Autochtones après l’arrivée des colons qui ont imposé leurs valeurs européennes aux communautés autochtones. Tout cela a débouché sur une discrimination, un rejet, une perte de la culture et de la langue, ainsi qu’une augmentation du taux de suicide. Pour en savoir plus sur le suicide chez les jeunes personnes 2ELGBTQIPA+, cliquez ici (en anglais seulement) ou ici (en anglais seulement). En ce qui concerne les personnes bispirituelles, cliquez ici (en anglais seulement).

Pour en savoir plus sur le nombre de personnes touchées par le suicide au Canada, consultez le site Web du gouvernement du Canada.

Savoir si une personne pense au suicide

La réduction du nombre de suicides dépend de notre capacité à reconnaître les signes avant-coureurs chez les personnes qui pourraient penser à mettre fin à leurs jours. Ces signes avant-coureurs sont des indices qui permettent de déterminer si une personne pense au suicide. Ils s’appuient sur ce que l’on observe communément dans la population générale. Certaines personnes peuvent présenter un ou plusieurs signes avant-coureurs. Il importe également de souligner que chaque personne peut vivre et manifester des pensées suicidaires différemment. Lorsque vous remarquez ces signes avant-coureurs chez une personne, il est important de prendre de ses nouvelles et de lui demander si elle a besoin d’un soutien supplémentaire.

Vous trouverez ci-dessous une liste des signes avant-coureurs du suicide les plus courants, en fonction de ce que vous pouvez voir, de ce que la personne concernée peut ressentir et de ce que vous pouvez entendre. Notez que cette liste n’est pas exhaustive.

 

Ce que vous pouvez voir chez la personne :
  • Elle se prépare en vue d’une tentative de suicide (p. ex. elle rassemble des médicaments, elle essaie d’avoir accès à une arme ou elle fait des recherches sur les moyens de mettre fin à ses jours).
  • Elle se sépare d’objets qui lui sont chers.
  • Elle présente une consommation accrue de drogues ou d’alcool.
  • Elle a du mal à se détendre ou à dormir.
  • Elle évite sa famille, ses amis ou des activités qu’elle apprécie d’habitude.
  • Elle adopte des comportements à risque, nocifs ou violents.
  • Elle change d’humeur, de comportement, de routine ou de personnalité.

Ce que la personne peut ressentir :
  • Absence de but dans la vie ou de raison de vivre
  • Anxiété intense, inquiétude ou émotions accablantes
  • Honte ou culpabilité profonde
  • Impossibilité de faire face
  • Impression d’être prise au piège/sentiment d’impasse
  • Colère ou frustration dans des situations qui ne devraient normalement pas provoquer de colère
  • Muscles tendus 

Ce que vous pouvez entendre de la part de la personne :
  • Elle parle du suicide en ligne ou en personne.
  • Elle dit qu’il n’y a pas d’espoir pour l’avenir ou que les choses ne s’amélioreront jamais.
  • Elle explique qu’elle est un fardeau pour son entourage.
  • Elle affirme que la vie de ses amis ou de sa famille serait meilleure sans elle.
  • Elle fait ses adieux à ses amis et à sa famille.
  • Elle explique qu’elle « n’en peut plus » ou que « ça ne vaut plus la peine ».

Demander de l’aide quand on a des pensées suicidaires

Si vous avez des pensées suicidaires, de nombreux moyens sont à votre disposition pour obtenir l’aide que vous méritez. Dans l’immédiat, voici quelques mesures que vous pouvez prendre pour vous sentir plus en sécurité :

  • Admettez que vous avez des pensées suicidaires.
  • Demandez de l’aide à une personne de votre entourage.
  • Demandez de l’aide à un professionnel (p. ex. un aîné, un centre de santé, une ligne d’aide en cas de crise, un conseiller, le 911).
  • Repensez à ce qui a fonctionné par le passé ou testez de nouvelles stratégies pour gérer vos émotions fortes.
  • Essayez de sécuriser votre environnement (p. ex. en retirant les armes, les substances, les médicaments, les objets pointus et tranchants et les produits chimiques).
  • Faites preuve d’indulgence envers vous-même, même lorsque vous n’en avez pas envie.

Demander de l’aide est toujours une bonne solution. Vous vous demandez si vous avez vraiment besoin d’aide? Pour en savoir plus, cliquez ici.

Lorsque vos émotions deviennent trop intenses, vous pouvez essayer différents exercices, par vous-même ou avec une personne de confiance.

Exercice de respiration :

  • Placez une main à plat sur une table ou sur vos genoux.
  • Avec l’index de l’autre main, suivez lentement le contour de vos doigts en commençant par le pouce.
  • Inspirez tandis que vous vous déplacez jusqu’à l’extrémité de votre pouce.
  • Expirez en revenant vers la base du pouce.
  • Refaites l’exercice avec chacun de vos doigts.
  • Faites-le autant de fois que nécessaire.

Vous pouvez également consulter les pages suivantes :

Aider une personne en détresse

Si vous vous inquiétez pour quelqu’un ou si cette personne vous a fait savoir qu’elle avait des pensées suicidaires, voici ce que vous pouvez faire :

  • Faites-lui savoir que vous tenez à elle.
  • Demandez-lui directement si elle pense au suicide. Poser des questions sur le suicide ne rend pas la personne plus susceptible d’y penser.
  • Faites-lui savoir que vous êtes là pour l’écouter sans la juger.
  • Dites-lui qu’elle peut demander de l’aide et faites la liste des soutiens en fonction de ses préférences (p. ex. soutiens personnels, soutiens culturels et soutiens professionnels).
  • Faites-lui savoir qu’elle compte et qu’elle mérite d’être soutenue.
  • Sécurisez l’environnement (p. ex. en retirant les armes, les substances, les médicaments, les objets pointus et tranchants et les produits chimiques).
  • En cas de danger imminent, accompagnez-la au centre de santé le plus proche.
  • Veillez à votre propre sécurité et déterminez de quelles aides vous pourriez avoir besoin.

Vous ne voyez pas concrètement ce que cela peut donner? Voici quelques exemples de ce que vous pourriez dire :

  • « Tu comptes beaucoup pour moi et je veux t’aider. »
  • « J’ai remarqué que tu n’étais pas toi-même ces derniers temps. »
  • « Penses-tu au suicide? »
  • « Parfois, lorsque les gens vivent ce genre de chose, ils pensent à mettre fin à leurs jours. Est-ce que tu y penses? »
  • « On dirait que tu as beaucoup à gérer en ce moment. »
  • « Je suis là pour t’écouter. Peux-tu m’en dire plus? »
  • « Des personnes sont là pour toi, tu peux te faire aider. »
  • « Tu mérites de l’aide. »
  • « De quoi as-tu besoin, là, tout de suite? »

N’oubliez pas : la plupart du temps, ce n’est pas ce que vous dites qui compte, mais la qualité de votre écoute et ce que la personne en retire.

Pour en savoir plus sur la manière d’aider une personne qui pense au suicide, consultez les liens ci-dessous :

Soutiens disponibles

Si vous ou l’un de vos proches avez des pensées suicidaires, vous pouvez obtenir de l’aide.

Pour en savoir plus sur les soutiens proposés dans votre région, consultez la brochure des services de soutien en santé mentale et en mieux-être communautaire de votre région.

Demander de l’aide : en pratique

Demander de l’aide peut sembler insurmontable ou effrayant, surtout si l’on ne sait pas à quoi s’attendre lorsque l’on fait une telle demande. Voici à quoi vous pouvez vous attendre lorsque vous faites appel aux soutiens suivants :

  • À quoi vous attendre lorsque vous parlez à un ami ou à un membre de votre famille
    • Faire part de ce que vous vivez à une personne sûre en laquelle vous avez confiance peut souvent apporter du soulagement et atténuer le sentiment d’isolement.
    • Une telle personne sera à l’écoute de ce que vous ressentez et vous aidera à communiquer avec d’autres soutiens professionnels ou culturels.
    • Si elle en est capable, elle sera peut-être également en mesure de vous accompagner en parallèle des autres soutiens professionnels ou culturels.
  • À quoi vous attendre lorsque vous appelez une ligne d’écoute disponible en tout temps
    • Les lignes d’écoute sont des services confidentiels et anonymes qui proposent une oreille attentive, des stratégies d’adaptation lorsque les émotions vous accablent et un soutien pour élaborer un plan de sécurité.
    • Ces lignes d’écoute peuvent également vous aider si vous portez assistance à une personne qui a des pensées suicidaires.
    • Les sites Web de nombreuses lignes d’écoute fournissent des renseignements sur ce à quoi vous pouvez vous attendre lorsque vous les appelez : 811 (en anglais seulement), 9-8-8 et Jeunesse, J’écoute.
    • Dans de très rares cas, si le personnel d’une ligne d’écoute estime que vous courez un risque imminent pour votre sécurité qui ne peut être pris en charge par téléphone, il peut en informer un service d’urgence.
    • Conseil : S’exercer à appeler une ligne d’écoute avec une personne de confiance (ou de soutien) peut être utile, à un moment où c’est moins accablant. Ainsi, il sera plus facile d’appeler quand les émotions deviendront difficiles à gérer.
  • À quoi vous attendre au cours d’une visite dans un centre de santé
    • Le personnel vous posera quelques questions supplémentaires pour mieux comprendre ce que vous vivez.
    • Il vous aidera à élaborer un plan de sécurité.
    • Il peut également vous aiguiller vers d’autres soutiens professionnels, comme un conseiller communautaire.
    • Le personnel peut décider d’hospitaliser une personne s’il craint pour sa sécurité immédiate.

Poser des questions sur le suicide dans un établissement de santé

Comme tout le monde peut avoir des pensées suicidaires, les professionnels de la santé peuvent également poser des questions sur le suicide au moment de fournir des soins. On demande à chacun de contribuer à améliorer notre capacité à détecter et à mieux accompagner les personnes qui ont des pensées suicidaires.

Voici à quoi ressemblent les questions que peuvent poser des professionnels de la santé à ce sujet :

  • « Au cours des dernières semaines, avez-vous traversé des périodes de tristesse, de déprime ou de désespoir? »
  • « Au cours des dernières semaines, avez-vous envisagé de mettre fin à vos jours? »
  • « Avez-vous déjà essayé de mettre fin à vos jours? »

Vous pouvez également entamer la conversation sur le suicide avec votre professionnel de la santé si vous avez des pensées suicidaires ou si vous vous inquiétez pour quelqu’un qui pourrait avoir des pensées suicidaires. Les professionnels de la santé peuvent vous fournir des renseignements sur les soutiens disponibles et vous aider à vous mettre en contact avec ces soutiens.

Automutilation et suicide

L’automutilation est l’acte délibéré de s’infliger des lésions physiques sans vouloir mourir. Il est parfois difficile de faire la distinction entre l’automutilation et le suicide. Pour ce faire, il faut se pencher sur la raison pour laquelle le comportement a été adopté. L’automutilation est un moyen de gérer des sentiments éprouvants, alors que le suicide est un moyen de mettre fin à sa vie. Le plus simple, pour faire cette distinction, est de poser la question à la personne concernée.

Si vous ne savez pas s’il s’agit d’un suicide ou d’une automutilation, n’hésitez pas à lui en parler et à demander de l’aide supplémentaire à un tiers. Pour en savoir plus sur les soutiens disponibles, cliquez ici.

Si les blessures provoquées par l’automutilation semblent graves ou si vous avez des doutes, appelez le 811 ou le 911, ou rendez-vous au centre de santé le plus proche.

Pour en savoir plus sur les différences entre le suicide et l’automutilation ainsi que sur l’aide que vous pouvez apporter, consultez les pages suivantes :

Parler du suicide

La peur de mal dire les choses ne doit pas vous empêcher d’avoir une conversation sur le suicide. Il existe cependant des solutions pour modifier la façon dont nous abordons cette question afin de rendre la conversation plus encourageante pour la personne qui a des pensées suicidaires. Le fait de poser des questions sur le suicide ne rendra pas une personne plus susceptible d’envisager le suicide. En parlant du suicide avec respect et bienveillance, nous créons peu à peu une communauté sans stigmatisation où l’on peut en parler plus ouvertement et en toute sécurité. Pour ce faire, nous pouvons utiliser des expressions axées sur la personne (« la personne qui a des pensées suicidaires ») et neutres (« tentative de suicide »).

Pour en savoir plus sur la manière de parler du suicide :

Offres de formation

Si vous souhaitez approfondir vos connaissances à propos du suicide et du mieux-être mental, l’Administration des services de santé et des services sociaux des TNO (ASTNO) propose les ateliers suivants :

LivingWorks safeTALK
LivingWorks safeTALK est une formation de quatre heures qui permet aux participants d’être plus attentifs aux personnes ayant des pensées suicidaires et de mieux les orienter vers une aide complémentaire. Grâce à un modèle simple et efficace, LivingWorks safeTALK permet à chacun d’agir.  

Applied Suicide Intervention Skills Training
La formation Applied Suicide Intervention Skills Training (ASIST) consiste en un atelier interactif de deux jours sur les premiers secours en cas de suicide. Les participants apprennent à reconnaître les signes indiquant qu’une personne pense peut-être au suicide et à travailler avec elle pour créer un plan qui assurera sa sécurité immédiate.

Premiers soins en santé mentale – Peuples du Nord
La formation Premiers soins en santé mentale pour les peuples du Nord (PSSM) a été conçue pour vous doter des outils nécessaires afin d’apporter un soutien initial à une personne dont la santé mentale commence à décliner ou qui traverse une situation de crise de santé mentale.

Communiquez avec nous à l’adresse SuicideNetwork@gov.nt.ca si vous souhaitez participer à un atelier ou si vous avez besoin d’aide pour trouver la formation qui vous convient le mieux.

Initiatives de financement

Le GTNO offre des possibilités de financement pour mieux cultiver l’espoir et la guérison au sein des organismes et des collectivités. Pour en savoir plus sur la nature de ces financements et les modalités d’accès, consultez les éléments ci-après :

Fonds communautaire de prévention du suicide

Ce programme finance des activités communautaires de prévention du suicide aux Territoires du Nord-Ouest.

Fonds pour le mieux-être psychologique et le rétablissement des dépendances

Ce programme fournit des fonds aux gouvernements autochtones régionaux et communautaires, aux administrations communautaires (conseils de bandes, associations locales des Métis, collectivités à charte ou conseils municipaux) et aux organismes autochtones non gouvernementaux afin de leur permettre de proposer des activités communautaires culturellement appropriées aux Ténois qui sont aux prises avec des troubles de santé mentale ou avec des dépendances.

Références

Pour en savoir plus sur le suicide :

Outre les organismes cités ci-dessus, nous tenons à remercier les partenaires suivants qui ont contribué à la rédaction de cette documentation :

  • Administration des services de santé et des services sociaux des TNO – Santé mentale et mieux-être communautaire
  • GTNO – Respect de la culture et lutte contre le racisme

Si vous avez des commentaires, des compliments ou des réclamations concernant les renseignements présentés sur cette page, faites-le-nous savoir en cliquant ici.